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Éden, c'est-à-dire en hébreu délices, nom donné dans la Genèse au Paradis terrestre (Paradis), lieu de délices où Dieu plaça Adam et Eve après la création, et que le texte compare à un vaste jardin. On a voulu dans le passé localiser cet endroit : l'opinion la plus courante le plaçait dans l'ancienne Médie, entre le Phase, l'Oxus, le Tigre et l'Euphrate, qui représentent, à ce qu'on croit, les quatre fleuves dont parle la Genèse : le Phison le Gihon, le Chidékel et le Phrat. Origène est le premier à avoir affirmé que l'Éden n'a jamais existé sur la Terre et que c'est une pure allégorie.

A la recherche du Paradis terrestre
En l'année 1503, comme Varthema, l'aventureux Bolonais, se rendait aux grandes Indes en passant par la Palestine et par la Syrie, on lui fit voir la maison maudite qu'avait habitée Caïn; ce n'était pas bien loin du Paradis terrestre. Maistre Gilius, le docte naturaliste qui voyageait pour le compte de François Ier, eut la même satisfaction. La foi naïve de admettait sans la moindre hésitation ce genre d'archéologie. Nous avons déjà donné une figure exacte, avec ses plans réguliers, de la fontaine divine dont les eaux rafraîchissaient l'Éden depuis l'origine du monde. Cette fontaine donnait, d'après la tradition, naissance au Gange; au Tigre, à l'Euphrate et au Nil; c'était la fontaine scellée, le fons signatus dont parle Salomon, et qui était le plus bel ornement du Paradis terrestre. On la voyait encore, dit-on, au dix-septième siècle, entre Bethléem et Hébron.


Les quatre fleuves du paradis terrestre, d'après la mappemonde du Rudimentum.
Il serait long d'indiquer toutes les situations géographiques qui ont été assignées au Paradis terrestre depuis les temps antiques jusqu'au dix-septième siècle [1], Un savant prélat, qui a marqué sa place parmi les écrivains élégants du siècle de Louis XIV, Daniel Huet, évêque d'Avranches, essaya, en 1691, d'éclairer cette question difficile, et il convient lui-même qu'avant de se former sur ce point une opinion admissible, il s'est vu plus d'une fois sur le point de mettre de côté ce sujet de dissertation que lui avait donné à traiter l'Académie française. [1] Voy. à ce sujet Santarem, Histoire de la cosmographie et de la cartographie, avec atlas; 3 vol. in-8.
"Rien, dit-il, ne peut mieux faire connaître combien la situation du Paradis terrestre est peu connue que la diversité des opinions de ceux qui l'ont recherchée. On l'a placé dans le troisième ciel, dans le quatrième, dans le ciel de la lune, dans la lune même, sur une montagne voisine du ciel de la lune, dans la moyenne région de l'air, hors de la terre, sur la Terre, sous la Terre, dans un lieu caché et éloigné des hommes. On l'a mis sous le pôle arctique, dans la Tartarie, à la place qu'occupe présentement la mer Caspienne. D'autres l'ont reculé à l'extrémité du midi, dans la Terre de Feu. Plusieurs l'ont placé dans le Levant, ou sur les bords du Gange, ou dans l'île de Ceylan, faisant même venir le nom des Indes du mot Éden, nom de la province où le Paradis était situé. On l'a mis dans la Chine et même par delà le Levant, dans un lieu inhabité; d'autres dans l'Amérique; d'autres en Afrique, sous l'équateur; d'autres à l'orient équinoxial; d'autres sur les montagnes de la Lune, d'où l'on a cru que sortait le Nil; la plupart dans l'Asie; les uns dans l'Arménie Majeure; les autres dans la Mésopotamie, ou dans l'Assyrie, ou dans la Perse, on dans la Babylonie, on dans l'Arabie, ou dans la Syrie, ou dans la Palestine. Il s'en est même trouvé qui en ont voulu faire honneur à notre Europe, et, ce qui passe toutes les bornes de l'impertinence, qui l'ont établi à Hédin, ville d'Artois, fondés sur la conformité de ce nom avec celui d'Éden. Je ne désespère pas que quelque aventurier, pour l'approcher plus près de nous, n'entreprenne quelque jour de le mettre à Houdan." [2]
En poursuivant, du reste, on voit que l'évêque d'Avranches ne tarde pas à faire un choix au milieu de tant d'opinions diverses se contredisant parfois entre elles. II place la demeure du premier homme "sur le canal que forment le Tigre et l'Euphrate joints ensemble, entre le lien de leur conjonction et celui de la séparation qu'ils font de leurs eaux, avant que de tomber dans le golfe Persique." Et en basant cette donnée sur les plus vastes lectures, le savant prélat n'hésite pas à dire que, de tous ses devanciers, c'est Calvin qui s'est le plus approché de l'opinion qu'il propose; Scaliger n'a fait que le suivre dans cette voie pied à pied, ajoute-t-il, et l'illustre Bochart se soumet en quelque sorte à la science du réformateur.

Les études du savant prélat trouvèrent, du reste, un continuateur zélé plus d'un siècle après lui. Erro y Aspiroz reconnaît toute la valeur des recherches de son prédécesseur; il modifie seulement d'une manière presque insensible le point où les recherches doivent s'arrêter pour avoir définitivement le lieu d'habitat où vécurent nos premiers parents. Le Paradis terrestre (la chose, selon lui, n'était plus douteuse) se rencontrait un peu au-dessous de l'antique cité d'Apamia, au confluent du Tigre et de l'Euphrate; et, de même qu'il prouvait que les descendants immédiats d'Adam, si ce n'est Adam lui-même, parlaient la langue escualdunac, de même il n'hésitait pas à tracer d'une main ferme, sur une belle carte géographique dont il orna son ouvragé, les contours du Paradis [3].

Il faut reconnaître que ces dissertations ont moins d'agrément que les traditions du Moyen âge. A partir du quatrième siècle jusqu'à l'époque de la Renaissance, rien n'est plus répandu que les légendes qui portent d'heureux voyageurs aux portes du Paradis terrestre. Ces sortes d'itinéraires sont mêlés ordinairement à d'autres, récits.

Dans son fameux voyage, saint Brandan aborde bien le rivage désiré; mais il n'y trouve plus qu'un désert, les délices en ont disparu pour reparaîtra un jour : un ange du ciel l'a prédit.

Dans la légendé plus fameuse encore qui porte le nom de saint Patrick, Oweins, le bon chevalier, quitte un moment l'Enfer et arrive, après maint danger, devant une porte qui s'ouvre pour lui laisser voir des jardins magnifiques : ce sont ceux d'Éden.

Gotfred de Viterbe renverse toutes les idées que ses prédécesseurs avaient réunies : Ie Paradis terrestre est au delà de la Bretagne, aux confins de la Terre.

De pieux voyageurs l'ont vu sur une montagne d'or, portant une ville toute d'or elle-même. L'Imago Mundi de Pierre d'Ailly le restitue au monde asiatique; mais il le rend plus inaccessible encore : il le place derrière un mur de feu qui monte jusqu'au ciel. Jacques de Varagio a orné sa légende dorée de ces poétiques pérégrinations, et le monde oriental a célébré; par la voix de Moschus ou de Pallade, la sainte expédition de Macaire, auquel l'ange vengeur refuse l'entrée de l'Éden. Mais parmi ces légendes nous ne connaissons en réalité qu'un seul voyage bien caractérisé par son titre, c'est le voyage de saint Amaro [4] au Paradis terrestre.

Bien des gens seront surpris nous n'en doutons pas, de l'aridité que présente le Paradis terrestre sons la main du miniaturiste plein de foi qui a essayé d'en offrir à son siècle une représentation. Ce n'est pas certainement par une fantaisie bizarre d'artiste ou de géographe que Fra Mauro, auquel nous empruntons la gravure ci-dessous, a entouré de murailles crénelées le jardin où s'élève la fontaine qui devait rafraîchir l'Éden de ses eaux vivifiantes. 


Le paradis terrestre selon Fra Mauro, cosmographe du XVe siècle.

En agissant ainsi, il s'est conformé à l'opinion qui plaçait le Paradis terrestre en Judée. Le Cantique des cantiques célèbre, comme on sait, l'hortus conclusus (le jardin fermé). Fra Mauro s'est montré fidèle, sur ce point, à l'opinion répandue parmi les théologiens de son temps, et il ne pouvait pas manquer d'entourer d'une fortification élégante le jardin céleste gardé par un ange vigilant. Du reste, dans toutes les représentations de ce genre on rencontre la même monotonie la même aridité. Que l'on consulte Lambertus, qui appartient au XIIe siècle, Honoré d'Autun, qui est du XIIIe s. (nous parlons ici des cartographes datant d'une époque où séveille le sentiment pittoresque), Henri de Mayenne, Guillaume de Tripoli, le docte Ranulphus, l'imagination des vieux peintres se montre partout aussi triste, aussi désolée. Il est vrai que c'est la main de l'érudition qui guide leur pinceau. La poésie de Dante avait sans doute donné du Paradis une idée splendide, mais trop confuse pour inspirer les artistes. Milton leur fut plus favorable; à sa voix, les murailles féodales s'écroulent, les enchantements du lieu de délices se révèlent, et les peintres modernes réalisent la rêve inspiré de l'illustre aveugle. C'était à peu près ce même Paradis terrestre qu'avait imaginé Colomb, grand poète aussi, quand, remontant le cours paisible de l'Orénoque, il s'attendait, en franchissant ces splendides paysages, à voir s'ouvrir la porté étincelante qui lui cachait le Paradis terrestre [5] et que l'ange devait défendre. Une des rêveries du grand homme, ce fut, en effet, de croire qu'il était parvenu aux régions où l'Éden doit commencer.

[2] De la situation du Paradis terrestre; chez Jean Anisson, 1 vol. in-12.

[3] El Mundo primitivo, ò Exàmen filosòfico de la antigüedad y cultura de la nacion vascongada; Madrid, 1815, 1 vol. pet. in-4°, avec cartes. Rien de plus curieux, dans cet examen philosophique, que la série d'étymologies dont Erro consolide son opinion. L'Euphrates, par exemple, ne veut dire autre chose que jardin abondant en délices. Notre auteur le prouve ainsi : La voyelle e signifie suave, amène, mou, délicieux; et toutes les qualités que rappellent ces expressions; le u exprime l'abondance; faratz, faratza, jardin; et la terminaison ez ou es équivaut à l'article de. Le mot E-u- faratz-es ou sa contraction Eufratzes nous donne donc la signification voulue. Nous faisons grâce au lecteur des autres mots ainsi décomposés.

[4] Sant Amaro est un saint voyageur essentiellement portugais, et dont les aventures merveilleuses ont été racontées sans la belle langue de Camoëns. L'une des plus anciennes traductions espagnoles, si ce n'est le texte original, date du seizième siècle; nous donnons ici son titre pour l'instruction des curieux : la Vida del biennaventurado sant Amaro, y de los peligros que passo hasta que lellgo al Parayso terrenal. Ou lit à la fin : "Deo gracias. Fue impressa la presente Vida del bienaventurado Sant Amaro, en la muy noble y mas leal ciudad de Burgos. En casa de Juan de Junta, a veynte dias del mes de febreyro de mil quinientos y LII años." In-4°.
 
 
 
 

[5] Voy. Voyageurs anciens et modernes, t. Ill, note de la page 468; Navarreté, Coleccion de viages, etc.

Lors de son troisième voyage, où il découvrit pour la première fois le continent américain, il fut persuadé, non pas seulement qu'il était arrivé à l'extrémité de l'Asie, mais encore qu'il ne pouvait pas être très éloigné du Paradis terrestre. L'Orénoque lui paraissait devoir être l'un des quatre grands fleuves qui, selon la tradition; descendaient du jardin habité par nos premiers parents. Voici comment il s'exprime à ce sujet dans sa lettre aux monarques espagnols datée d'Haïti (octobre 1498) : 
"Les saintes Écritures attestent que le Seigneur créa la Paradis et y plaça l'arbre de la vie; et en fit sortir les quatre plus grands fleuves de l'univers, le Gange de l'Inde, le Tigre, l'Euphrate... (s'éloignant des montagnes pour former la Mésopotamie et, se terminer en Perse), et e Nil qui naît en Éthiopie et va à la mer d'Alexandre. Je ne trouve ni n'ai jamais trouvé dans les livres des Latins ou des Grecs quelque chose de prouvé sur le site de ce Paradis terrestre : je ne vois rien de certain non plus dans les mappemondes. Quelques-uns le placèrent là où sont les sources du Nil, en Éthiopie; mais les voyageurs qui ont parcouru ces terres n'ont trouvé; ni dans la douceur du climat, ni dans la hauteur du site vers le ciel, rien qui puisse faire présumer que le Paradis est là, et que les eaux du Déluge aient pu y parvenir pour le couvrir. Plusieurs païens ont disserté pour établir qu'il était dans les îles Fortunées, qui sont les Canaries... Saint Isidore, Bède et Strabon[6], saint Ambroise, Scot et tous les théologiens judicieux, affirment d'un commun accord que le Paradis est en Orient... C'est de là que peut venir cette énorme quantité d'eaux [7], bien que leur cours soit extrêmement long; et ces eaux (du Paradis) arrivent là où je suis, et y forment un lac. II y a de grands indices (du voisinage) du Paradis terrestre, car le site est entièrement conforme à l'opinion de ces saints et judicieux théologiens... Le climat est d'une douceur admirable."
[6] Si l'on veut étudier un peu plus attentivement ce sujet, on aura recours au mémoire de Letronne indiqué plus loin, et à l'Histoire de la géographie du nouveau continent, par de , t. III.

[7] Bouches occidentales de l'Orénoque.

Le savant Letronne lut, en 1826, à l'Académie des inscriptions et belles lettres, un mémoire sur ce que les pères de l'Église croyaient relativement à la situation du Paradis terrestre. Joseph et les premiers Pères grecs le plaçaient vers les sources de l'Indus et du Gange; mais si le Paradis était en effet situé dans cette partie du continent asiatique, comment n'y était-on jamais parvenu? comment aucun voyageur n'en avait-il entendu parler? Il fallait supposer que Dieu n'avait pas voulu qu'on vît le Paradis depuis le Déluge. Cette réponse ne paraissait pas satisfaisante à tout le monde. Alors on imagina que le Paradis pouvait être situé beaucoup plus loin à l'orient, de l'autre côté de l'océan Indien, dans une partie inconnue et opposée à l'Inde et au pays de Tsina (la Chine). Saint Clément de Rome, Saint Basile, Tatien, Constantin d'Antioche, Jornandès, Bède le Vénérable et beaucoup d'autres, étaient d'opinion, comme l'avait été Cosmas, qu'il existait un océan impossible à traverser, au delà duquel il y avait d'autres mondes.

Le Monde d'après une miniature de Cosmas, moine du VIe siècle. 

Christophe Colomb suivait donc l'opinion des Pères de l'Église qui plaçaient le Paradis à l'orient de la terre habitable.

On ne saurait penser sans étonnement à tout ce qu'il y avait encore de ténèbres semblables dans la science lorsque ce grand homme parut sur la scène du monde, ni à la rapidité avec laquelle toute cette obscurité et tout ce vague des idées se dissipèrent presque aussitôt après ses prodigieuses découvertes. A peine un demi-siècle s'était-il écoulé depuis sa mort, que toutes les fables géographiques du moyen âge n'excitaient plus que des sourires d'incrédulité, tandis que de son vivant l'opinion universelle n'était guère plus avancée qu'au temps du fameux chevalier Jean de Mandeville, qui écrivait gravement ces lignes :

 
"Le premier (des quatre fleuves du Paradis) a nom Phison ou Ganges [8], c'est tout un, et court parmi l'Inde. En laquelle rivière il y a moult de pierres précieuses et moult de bois d'aloès et de gravelles d'or. Et l'autre a nom Nilus ou Gihon (Ghion, Géon), qui va par l'Éthiopie, puis par l'Égypte; et l'autre Tigris, qui court par l'Assyrie et par l'Arménie la grande. Et l'autre a nom Euphrate, qui court aussi par la Médie, par l'Arménie et par la Persie. Et dit-on par delà que toutes les eaux douces du monde dessus et dessous prennent la naissance de cette fontaine. Et de cette fontaine toutes se continuent et sortent. La première rivière a nom Phison, c'est-à-dire, en leur langage, assemblée; car maintes autres rivières s'y assemblent et se jettent dans cette rivière. Et quelques-uns l'appellent Ganges à cause d'un roi qui fut en Inde et avait nom Gangaras. Car elle courait parmi sa terre. Et cette rivière est en quelques lieux claire, en quelques lieux trouble; en aucuns lieux chaude. en aucuns lieux froide. La seconde rivière est Nilus ou Gyon, et Gyon en langage d'Éthiopie veut dire trouble. La tierce rivière a nom Tigris, qui veut dire en leur langage tête courant, car elle court plus tôt que nulle autre. Et aussi appelle-t-on une bête Tigris parce qu'elle est tête courant. Et la quarte rivière a nom Euphrate, c'est-à-dire bien portant, car il y croît moult de biens. Et sachez que nul homme mortel ne pourront aller ni approcher ce Paradis. car par terre, nul n'y pourrait aller à cause des bêtes sauvages qui sont aux déserts, et à cause des montagnes et de rochers, où nul ne pourrait passer; et pour les lieux ténébreux qui y sont nombreux; et par les rivières nul n'y pourrait aller; car l'eau coule si roidement parce qu'elle vient à de si grandes ondées que nulle nef ne pourrait naviguer à l'encontre. Et l'eau est si rapide et mène si grand bruit et si grande tempête, que l'un ne pourrait ouïr l'autre si haut qu'il pût parler. Et ainsi de grands seigneurs et de grande volonté ont essayé plusieurs fois d'aller par cette rivière vers Paradis, et en grande compagnie. Mais jamais ils ne purent exploiter leur voie. Au contraire plusieurs moururent de fatigue, en nageant contre les ondes de l'eau. Et plusieurs autres devinrent aveugles, plusieurs devinrent sourds par le bruit de l'eau. Et plusieurs furent suffoqués et perdus dans les ondes. Si bien que nul homme mortel ne pouvait approcher si ce n'est par la spéciale grâce de Dieu. En sorte que de celui je ne, sais plus ni dire; ni deviser. Et pour ce je m'en tairai enfin et je m'en retournerai à ce que j'ai vu." (M. P., 1857-64).


En librairie  -  Marie-Thérèse Gousset et N. Fleurier, Eden, le jardin médiéval à travers l'enluminure, XIIIe-XVIe siècle, Albin Michel, 2001. - Claudine Poulouin, Le temps des origines, l'Eden, le Déluge et les temps reculés, Honoré Champion, 1998. - Michel-Antoine Burnier, Les paradis terrestres, 25 siècles d'utopies de Platon à biosphère 2, Le Serpent à plumes, 2000. - Annie Baert et Christian Huetz de Lemps, Le Paradis terrestre, un mythe espagnol en Océanie, les voyages de Mendaña et de Quiros, L'Harmattan, 1999.
[8] Le Phison était le Danube, suivant Severianus de Gabala et l'historien Léon Diacre.

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