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Le coq, dans la symbolique

Coq. - Cet animal, que les Hébreux regardaient comme impur, fut pour les Grecs un symbole de vigilance, d'activité, d'ardeur guerrière, et ils le consacrèrent à Mars, à Bellone, à Minerve, à Mercure. Selon la Fable, un jeune confident de de Mars et de Vénus, nommé Alectryon (en grec coq), les laissa surprendre par Vulcain, et Mars le punit en le changeant en coq : c'est pour cela que cet oiseau annonce chaque jour par son chant le retour ou Soleil. Idoménée était représenté avec un coq sur son bouclier; sur les médailles d'Ithaque, le coq indique dans Ulysse la bravoure unie à la vigilance. Quand on était guéri d'une maladie, on immolait un coq à Esculape; on l'offrait également à la Nuit, sans doute parce qu'il troublait le repos de cette déesse en signalant les premières lueur du jour. On le sacrifiait encore aux dieux Lares, à Priape, ainsi qu'à Bacchus pour la conservation de la vigne. Le coq a aussi un rôle chez les peuples chrétiens. Ce fut lui qui, chez le grand prêtre Caïphe, rappela à son devoir l'apôtre Pierre, qui venait de renier trois fois son maître. Placé au sommet des clochers, il désigne, dit-on, le docteur toujours prêt à instruire le peuple; selon d'autres, il doit avertir le prêtre, qui est le coq de Dieu, de sonner la cloche pour appeler à matines ceux que retient le sommeil. La plus ancienne représentation que l'on connaisse d'une croix de clocher surmontée d'un coq se trouve dans la Tapisserie de Bayeux. Le coq palmé des catacombes indique la victoire du chrétien sur la mort.

II n'est pas vrai, ainsi qu'on l'a prétendu, que le coq ait figuré sur les enseignes des Gaulois. Mais les Dardaniens l'avaient pris pour emblème militaire, ce qui a été constaté par la Numismatique. Au Moyen âge, le Blason employa le coq parmi les armes parlantes, mais seulement par l'effet d'un jeu de mots, gallus signifiant en latin coq et Gaulois, puis Français tout ensemble : le coq figure dans quelques vieux emblèmes où les ennemis de la figure sont représentés par le lion de Castille ou l'aigle d'Autriche. La première médaille où se voie un coq comme emblème de la France fut frappée à la naissance de Louis XIII. Après 1789, des monnaies et des assignats en reproduisirent aussi l'image. Les républiques de 1792 et de 1848 et la monarchie de 1830 placèrent le coq sur les drapeaux français; les deux Empires lui ont substitué l'aigle. (A19).

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Dictionnaire Religions, mythes, symboles
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