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Busiris.
- Personnage issu des mythes égyptiens
acclimaté par la mythologie grecque.
Il a généralement pour père Poseidon,
sa mère est Libya ou Anippa, fille du Nil;
mais quoi qu'il en soit de son ascendance, Diodore,
Strabon,
Plutarque, etc., qui nous ont transmis ce mythe,
s'accordent à en faire un roi inhumain, sacrifiant dans des rites
expiatoires les étrangers qui avaient le malheur de pénétrer
dans ses États. Un beau jour, Héraclès
s'étant trouvé dans le nombre des victimes destinées
au sacrifice, brisa ses liens et tua le roi ainsi que ses deux fils. Ces
auteurs ne manquèrent pas néanmoins de reconnaître
le caractère visiblement légendaire de ces récits,
et n'y cherchèrent qu'une explication allégorique prenant
sa source dans de vieux souvenirs.
Strabon déclare,
en effet, que Busiris n'est pas un nom d'homme, mais désigne une
ville injustement accusée d'avoir méprisé les lois
de l'hospitalité. Plutarque avec sa
bonhomie ordinaire entreprend également de la défendre d'une
semblable accusation, qu'il met au compte d'Hérodote.
Toutefois, Diodore pourrait être plus près
de la vérité en cherchant l'origine de cette fable étrange
dans un rite suivant lequel on aurait sacrifié chaque année
aux mânes d'Osiris un homme roux, c.-à-d.
semblable à Typhon, l'ennemi et le meurtrier
de ce dieu. Ne savons-nous pas en effet que d'une part la ville de Busiris
ou Pousiri (aujourd'hui Abousir )
possédait un sanctuaire important élevé en l'honneur
d'Osiris, son dieu éponyme, et d'autre part que le sacrifice humain,
dont les voyageurs on géographes anciens repoussaient l'idée
parce qu'il n'existait plus en Égypte à l'époque grecque
et ne semblait plus conforme aux moeurs d'un peuple plus avancé
à quelques égards en civilisation que les Grecs, n'en aaurait
pas moins existé à l'époque antéhistorique.
(G. Bénédite). |
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