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Aristée,
Aristœus,
berger célèbre dans la mythologie gréco-romaine, fils
d'Apollon et de la nymphe-Cyrène,
fille du fleuve Pénée, apprit aux
hommes l'art de soigner les troupeaux, de faire cailler le lait et d'élever
les abeilles .
Il épousa Autonoé, princesse de Thèbes, de laquelle
il eut Actéon. Désespéré
de la mort de son fils, qui périt à la chasse, déchiré
par ses chiens, il quitta la Grèce, passa
à Cos, de là en Sardaigne, puis en Thrace, où Dionysos
l'initia aux mystères des orgies, et
fixa enfin son séjour sur le mont Hémus; mais il en fut enlevé
et disparut tout à coup. Virgile fait
de lui, dans ses Géorgiques (IVe
livre), l'amant d'Eurydice, dont il causa involontairement
la mort en la poursuivant, et il le montre faisant sortir des flancs d'un
taureau
immolé d'innombrables essaims d'abeilles. On l'honorait comme un
dieu, surtout en Sicile.
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Ce
dieu pasteur, diversement représenté par les Anciens. A Corcyre ,
il avait à peu près les mêmes attributs que Zeus.
Des médailles de l'île de Céos portent sa tête
radiée. Dans l'île de Pharos, il avait, comme Asclépios,
une couronne de laurier et une barbe. Le temple
de Dionysos à Syracuse
renfermait une statue d'Aristée, que Verrès enleva, Une statue
du musée du Louvre, publiée par Clarac
dans son Musée de sculpture antique (n° 2431), est l'image d'Aristée,
auquel on a prêté la figure d'Antinoüs,
favori de l'empereur Hadrien.
Clarac avait aussi regardé comme une représentation d'Aristée
un bas-relief d'un sarcophage du musée du Louvre, où est
figuré un berger portant une brebis sur ses épaules; mais
il est reconnu que le sarcophage est chrétien. |
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