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nom d'Aréthuse est attribué à plusieurs personnages
dans la mythologie grecque. Il est porté
par une des Hespérides, qu'Apollodore
appelle aussi Eréthusa. C'est encore le nom de la fille d'Hériléos,
mère d'Abas, qui valut à l'Eubée -
La nymphe Aréthuse. Monnaie de Syracuse. On affirmait qu'il
y avait, à travers la mer Ionienne, une communication directe entre
l'Alphée et la fontaine Aréthuse. Au moment des jeux
olympiques, si les eaux de l'Alphée, grossies par les pluies,
inondaient les lieux voisins du temple, celles de la fontaine Aréthuse
étaient troublées par le fumier provenant des boeufs
immolés à Olympie. On ajoutait qu'une phiale d'or, jetée
dans l'Alphée à Olympie, avait reparu dans les eaux de la
fontaine d'Ortrygie. Pindare se fait l'écho
de ces légendes en appelant I'Alphée, dans la première
Néméenne La nymphe
Aréthuse, faisant partie du cortège d'Artémis
et fille d'Océanos et de Doris,
s'était un jour baignée dans l'Alphée
en revenant de la chasse. Le dieu du fleuve s'en
éprit et la poursuivit; mais Artémis transforma la nymphe
en une fontaine, dont les eaux jaillirent dans l'île d'Ortygie. Le
fleuve cherche toujours à la joindre à travers la mer,
sans y mêler ses eaux. On montre encore aujourd'hui à Syracuse
la fontaine d'Aréthuse, dont le bassin, entouré de papyrus,
s'ouvre, à quelques minutes de la place de la Cathédrale
Fig. 1 : Tétradrachme de Syracuse, frappé vers l'an 500 av. J.-C. Les représentations
figurées d'Aréthuse sont très fréquentes sur
les monnaies de Syracuse.
Les monnaies d'ancien style (fig. 1) montrent la tête de la nymphe
vue de profil et entourée de poissons dans le champ, avec la légende
SYRAKOSION. Celles du type le plus récent offrent une admirable
tête de jeune fille, entourée de poissons;
nous citerons surtout les pentécontalitres qui portent la signature
du graveur monétaire Cimon, et où l'on voit la tête
de la nymphe, les cheveux retenus par une sorte de filet (fig. 2). Une
autre monnaie, gravée par Cimon, montre au droit la tête d'Aréthuse
vue de face avec le légende ARETHOSA et la signature du graveur
sur le diadème. Au revers une course de chars fait sans doute allusion
à la victoire remportée en 388, à Olympie,
par Denys Ier. La tête de la nymphe
se voit aussi sur une coupe de Bari
Fig. 2 : Décadrachme de Syracuse, signé de l'artiste Cimon (400 av. J.-C). |
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